Clivage

J’ai retrouvé mon clivage, « cleavage«  pour les anglo-saxons, un petit trait entre les seins.

Un mot tellement usité outre-Atlantique qu’il possède une page wiki très fournie.DSCN5572
Pas de véritable traduction en français.
Dans le wiki de chez nous, il y a une maigrelette page pour entre-deux-seins, mais franchement, qui utilise cette expression ?
Autre wiki vraiment très riche : history of brassieres

J’aime l’idée du clivage, d’autant que je sens que j’ai passé la frontière et quitté mon état d’amazone. Franchi le Rubicon. Un « pas décisif et irréversible » en dit la définition.

Et j’ai réellement 2 seins.
Si fake signifie « faux », « contrefaçon », « imposture », « imitation », alors non, mon nouveau sein n’est pas fake.
Même s’il n’est encore qu’un demi-sein, une soucoupe. Je m’étais dit avant, que cela devait faire drôle de se dire qu’un peu de son ventre était dans son sein.
Je ne me le dis jamais. C’est mon sein, point.

Avoir retrouvé mon clivage m’enchante tellement que chaque jour, je le mire dans la glace, c’est fou, et m’habille avec des vêtements qui surtout, ne le cachent pas ! Après toutes ces années à camoufler. Je repense à mon billet « la jauge » écrit en 2010.

Je m’amuse moi-même de cette coquetterie. Et ne me lasse pas de le regarder, ce clivage. Même s’il n’est pas (encore) vraiment symétrique.

Et puis c’est l’été.
Alors je me venge avec des dos nus, des débardeurs, des décolletés,…
Je n’avais jamais porté de dos nus avant, tout simplement parce que j’avais toujours eu besoin de porter un soutien-gorge. Ce qui n’est plus le cas, avec mes p’tits lolos. Quel bonheur !
Sans parler de choisir sa lingerie ailleurs qu’en pharmacie !
Et la sensation délicieuse de ne plus avoir ou presque de poignées soit-disant d’amour, mais disons plutôt de malheur.

Avec le « cleavage », toujours glané dans des forums anglo-saxons,  les « noobs« , mot-valise pour new boobs (nouveaux tétés). Ou encore l’expression fort étrange de « Ken doll effect » : un effet secondaire inesthétique suite à une abdominoplastie ratée. Il a fallu qu’on m’explique d’ailleurs, car je n’avais jamais vu Ken nu !

Je suis actuellement à mi-parcours de mon DIEP mais déjà, je suis une autre. J’ai vraiment la sensation d’avoir quitté un lourd, lourd manteau d’hiver.
Je me déchaîne dans le sens littéral du mot.

Comme remettre pour la première fois des nu-pieds après des mois dans des chaussures fermées, mais multiplié par mille.

Les quelques billets précédents pouvaient faire penser que le bilan provisoire était négatif.

C’est tout le contraire. La balance penche largement du côté +++.

 

Fou-rire à la piscine

Attention, ces photos ne sont pas truquées, juste floutée pour la première…
A part le fait qu’on s’est piqué un terrible fou-rire avec mes gaminous à la piscine la semaine dernière, ce maillot de bain est une catastrophe, sauf peut-être pour celles qui ne savent pas nager, car il permet de flotter !

Il fait partie de la dernière collection de chez A… et présentait l’intérêt d’être un tankini. Mais il ne supporte pas les bains à remous, de plus en plus fréquents dans les centres aquatiques.

Espace dédié à la relaxation et la détente, il devient là le moyen de bien rigoler avec ses voisins de baignade.
Je regrette un peu cet achat, mais je n’avais à l’époque pas encore eu vent de la marque Garance, qui propose des maillots magnifiques. La collection date de cette fin de printemps. Pour celles qui veulent la découvrir, c’est ici. Et derrière cette collection, une femme formidable : Cécile Pasquinelli Vu-Hong.

 
Petite annonce : revends maillot de bain taille 42 presque jamais servi, à moitié prix, pour personne ne fréquentant que les bords de mer !

Fuck Cancer, la suite

En septembre dernier, était lancé aux Etats-Unis, la campagne ‘Fuck Cancer’. Je m’étais offert le T-shirt noir, pied-de-nez au rose Barbie du fameux mois d’octobre…

Je l’avais mis 2 ou 3 mois, et j’avais été plutôt déçue des réactions ou plutôt d’ailleurs des non-réactions qu’il avait suscité…

Mais cet été, je l’ai ressorti. Et je suis ma foi plus enthousiaste qu’à l’époque.

En effet, ce fameux T-shirt a finalement pas mal ‘provoqué’ d’échanges. (Ceci-dit majoritairement avec des inconnus).

Je l’ai pas mal porté à mon travail. Un service public. Qui brasse donc plein de gens différents.

Il y a ceux qui ne peuvent pas faire comme si de rien n’était, mais qui n’osent pas aborder frontalement le sujet : « C’est pas très gentil pour ceux qui sont nés sous ce signe…
(humour) »

Il y a les natures : « Je trouve votre T-shirt génial ! »

Il y a les méticuleux : « Que signifie ‘Fuck’, oui, oui, je sais ce que ça veut dire, mais pour vous, que cela signifie-t-il ? »

Il y a les glaçants : « Le cancer est plus fort que nous »

Il y a les incrédules : « Vous avez eu un cancer ?????! »

Et puis il y a les autres qui m’ont sourient différemment, connivence timide.

Bon, ok, y’en a aussi plein qui n’ont rien dit, rien fait. Mais enfin, le bilan est largement plus positif qu’il y a un an bientôt.

Pourquoi ?

J’y ai pas mal pensé et j’ai ma petite théorie sur la question.

Les gens ont-ils changé depuis 1 an ? Non.

Et si c’était moi qui avait changé ?

Et si je ne le portais plus de la même manière ?

Oui, c’est ça, je crois que je le porte simplement.

Et non plus comme un espèce de gilet pare-balles.

Et c’est ma foi une expérience très intéressante, un des 100 trucs à faire avant de mourir ?! (C’est en tous cas ce qu’ont testé les très américains Buried life boys)

Mais pourquoi vouloir absolument revendiquer mon combat contre le cancer aux yeux du monde ?

Pff, faut toujours qu’elle se fasse remarquer cette Méli !