Sencha mon amour

Avant, c’était la clope.

Alors il fallait toujours que j’ai des paquets d’avance, pour que je sache que je ne serai pas en manque.

Là, c’est pareil. J’ai ma réserve dans le placard.

Maintenant, je ne fume plus, mais je bois. Du thé. Vert.

Du vin aussi mais ça ne me fait pas le même effet. Heureusement.

Parce que du thé vert, j’en bois disons… une dizaine de tasses par jour. Et attention, pas des tasses de gnognotte, non, les 250 ml.

Avant, je n’aimais pas le thé vert, je le trouvais insipide. Mon truc, c’était le thé noir avec du lait, le matin, juste un bol, et éventuellement vers 17 heures. Vieux restes de ma période british ado.

Et puis paf, mon cancer, DSS et Béliveau avec leur thé vert. Mince alors.

Il n’était plus question de boire du thé noir qui ne ‘servait à rien’, moi qui m’escrimais tout-à-coup à tout faire contre mon cancer, ou ce qui pouvait en rester.

Il était préconisé 3 à 6 tasses, va pour 6 alors. Au début.

Le boire dans les deux heures ? Bon alors plutôt une heure.

C’est mieux bio ? Ca, j’avais bien prévu.

Il était préconisé qu’il vienne du Japon ? Ok.

Avec du citron ? Ok. Sans sucre ? Ok.

Il fallait le faire infuser au moins 8 minutes ? Ok, va pour 10 même.

Il fallait pas le brûler et donc mettre une eau entre 70 et 90 degrés ? Ok.

Plutôt en vrac qu’en sachet ? Ok.

Avec du citron, c’est mieux ? Ok.

Y’a que l’eau. Robinet. Faut pas pousser quand-même.

Oh la tête de mon marchand de thé quand je lui dis un jour comment je dégustais son thé !

Lui, c’est le type qui organise des cérémonies du thé, qui mesure la température et qui compte les secondes : 90 secondes pour le Sencha.

Quand je lui ai parlé de mes 10 minutes… de la confiture aux cochons, c’est sûr. J’aurai rien dû dire, en fait. Maintenant d’ailleurs, je n’enlève même plus le filtre.

Ca me faisait tout-de-même un peu drôle au début de me dire que dorénavant, il faudrait ce breuvage jusqu’à la fin de mes jours.

Parce que je l’ai longtemps trouvé dégueu ce fameux Sencha japonais infusé 10 minutes ! Du foin.

Comme les premières clops finalement.

Et puis maintenant je n’ai plus aucun avis sur la chose. Je le bois, point. Je me rends juste compte qu’il doit toujours être dégueu quand je vois que ceux qui en boivent ne finissent  que rarement leur tasse. Même les bien élevés. Alors qu’au départ, ils étaient ravis de prendre un thé… On ne les y reprendrait plus d’accepter le thé de Méli !

Pas réussi à convertir ma fille, dommage.

Moi par contre, c’est une drogue dure. Je ne me sens pas bien si je n’en bois pas des quantités.

Va savoir si cette dépendance est physiologique ou pas ? Peut importe. Elle est là.

Et tant pis s’il faut plutôt en boire loin des repas, j’en bois tout le temps. Enfin jusqu’à 16 heures maxi, vu mes éternelles insomnies. Après, je passe aux infusions de thym, cannelle, girofle, etc…!

Là, par exemple, en écrivant ce billet, j’ai bu 3 tasses.

Et fait pipi deux fois.

Pour avoir des précisions sur la meilleure façon de préparer le thé vert, un lien ici et.

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