Bip bip !

Très émue hier de me retrouver face à une installation de Nils Udo que j’admire tant. Quand-même plus classe que des antennes-relais, non ?!
Vert-vert !

Ca y est, j’ai loué un petit appareil à mesurer les méchantes ondes : un smogteg ESI 23. (J’avais parlé ici de mon dada du moment.)

J’avais un peu hésité, parce que j’avais peur du résultat. En effet, si je découvrais que les ondes polluaient ma vie et celle de mes enfants, je ferais quoi ???

Déménager ? Mettre des tapisseries anti-wifi sur les murs de ma maison ?…

 

 

Enfin, je me suis lancée : la location était de 13,11 euros la journée.
Autrement dit, quasi-rien.
J’avais choisi une journée variée, qui me permettrait de tester à la fois chez moi, mon quartier, les écoles de 2 de mes 3 enfants (lycée fermé, dommage), et mon boulot. Cerise sur le gâteau, je devais aussi ce jour-là, me rendre à l’hosto, alors j’ai testé également l’hosto !

L’avantage, et l’inconvénient en même temps, de cet appareil, c’est qu’il est très simple. Il s’allume vert quand les ondes wifi ne dépassent pas 3 µW / m2, puis passe au vert-orange pour aller jusqu’au rouge-rouge quand ça passe la barre de 100 microwatts. Je dis inconvénients car finalement, j’aimerai des chiffres plus précis, mais bon.

Je dois dire que je ne m’inquiétais pas outre mesure de mon habitat, étant donné que mes voisins sont pour la plupart très âgés, et ne possèdent pas internet. Pas d’immeubles tout près non plus. Pas d’antennes-relais dans les parages…
Par contre, je me demandais vraiment comment il avait été possible que juste en face du groupe scolaire de mes gamins, sur des HLM, il avait été possible de mettre plein d’antennes-relais… (vraisemblablement vers le début des années 90)
D’ailleurs, si vous voulez savoir où se trouvent ces antennes dans votre ville, vous pouvez les géo-localiser ici.

Côté boulot, je ne pensais pas qu’il y ait de soucis, nous sommes en filaire, normalement… Mais on a quand-même des téléphones DECT…

Quant à l’hôpital, c’était par simple curiosité et opportunité.

Résultat des courses ?

maison : vert

Boulot : vert sauf à proximité des DECT, mais normal en fait 😦

Quartier : vert sauf un peu après chez moi, où la municipalité a la gentillesse de proposer une zone Wi-fi aux touristes.

Hôpital : vert

Ecoles : Là, ça coince : rouge… Pas forcément dans l’école, (plutôt vertorange), mais dans la cour d’école, côté primaire et maternelle. Evidemment.

J’avais avant parlé avec le directeur, pour ne pas faire ça en douce, et il était avec moi au moment des relevés…

Mais après ? On fait quoi ?

Pour en savoir plus sur les radiofréquences et très basses fréquences, c’est ici.

Pour en savoir plus sur le Temple de Nils Udo, c’est !

Mieux vaut tard que jamais…

C’est mon dada du moment : les méchantes ondes !
Manger sain, c’est assez facile. On traque les étiquettes avec les méchants additifs, on achète plutôt bio, on cuisine équilibré, des aliments anticancers, les enfants mangent le moins possible à la cantine,…

Pour les ondes, c’est plus compliqué.
C’est très complexe à comprendre déjà. Je me suis penchée sur des livres (par exemple « Se protéger de la pollution électromagnétique » édité chez Rustica en 2011) et sur le web, mais ce n’est franchement pas à ma portée : nulle en physique. J’ai tout-de-même trouvé un site assez pédagogique ici.

Même si les mentalités évoluent pas mal ces derniers temps, beaucoup de gens préfèrent minimiser le danger potentiel des ondes sur la santé, en disant : « Bah, de toutes façons, on est mitraillé d’ondes, alors un peu plus un peu moins… »
Quelle piètre argument. Je sais bien que c’est parce qu’ils ne peuvent plus se passer de leur téléphones cellulaires ni de la wi-fi…
Ce qui n’est pas mon cas, et je vis très bien sans. Ce qui évidemment, m’aide à militer contre.
Donc je ne veux pas faire ma maligne, et reconnais ma chance de ne pas être addict.

Ceci-dit, ma fille a un portable. Inutile de vous dire que j’ai veillé à ce que ce soit le plus tard possible (anniv’ des 14 ans, c’est tôt, je sais), avec un DAS le plus faible possible (le vendeur ricanait quand j’en ai parlé…) et que ma fille connaisse par coeur les 10 recommandations de DSS. Oui, ça ne rigole pas chez Mélilotus 🙂
En fait, il s’avère qu’elle en connaissait la majorité par le biais du collège.

Et effectivement, elle suit les règles de bonne conduite assez naturellement.

Un sujet sur lequel je ne suis pas très fière par contre, c’est l’utilisation d’un babyphone pour chacun de mes enfants, à haute dose, souvent 24h/24 par négligence, pendant des années. Quand j’y repense. Quelle idiote. (pour plus d’info sur les dangers des babyphones, c’est ici.) Ce n’est pas mon habitude de culpabiliser, mais là…

Autre erreur, qui pour le coup, me met vraiment en colère, c’est la wi-fi. J’ai refusé la wi-fi à la maison, j’ai donc veillé lors de mon installation internet, à mettre du filaire. Moins pratique, mais c’est comme les portables, quand on n’a connu que ça, c’est tout-à-fait vivable !
Et rassurant.
Sauf que je n’avais pas creusé le sujet. C’est en discutant avec mon marchand d’ordi à côté de chez moi (un petit revendeur donc) que je me mets à lui parler de la wi-fi. Et là, il me dit : « Chez moi, pas de wi-fi non plus, c’est hors de question, j’ai des enfants en bas âge, et je m’en prends déjà toute la journée au boulot. Ceci-dit, je parie que vous l’avez chez vous sans le savoir… » En toute bonne fois, je lui dis que c’est impossible, car j’ai ‘tout bien fait’ en installant ma box orange. « Je vous parie que le voyant wi-fi est allumé, allez vérifier ! »

Glups.

En effet, c’était le cas. Le voyant ‘wi-fi’ était allumé. J’avais beau avoir paramétré ‘filaire’, je me recevais des ondes depuis des lustres. Et le transat de mon bébé toute la journée à 1 mètre de cette fichue box pendant des mois.
Grrrrrr.

Depuis, je n’arrête pas de faire du prosélytisme parce qu’il n’y a rien de pire que de constater qu’on fait mal en pensant faire bien. Comment désactiver sa wi-fi, c’est ici.
L’association ‘Robins des toits’ est une mine d’infos.
Une collègue de travail me disait hier qu’elle a 8 connexions wi-fi qui arrivent dans son appartement ! J’ai l’énorme chance qu’habiter une maison, et de n’avoir quasiment que des retraités dans mon quartier, pas geek apparemment. Ceci-dit, au pire, il existe des peintures anti-ondes, des rideaux, et on vient même d’inventer des tapisseries anti-ondes !
Mais vivre dans une cage de Faraday, ça fait vraiment froid dans le dos.

Il restait encore un point noir chez moi : mon téléphone sans fil DECT. Mais c’est fini. Ma dernière acquisition : un téléphone analogique sans fil…
Un objet qui fait partie du passé, plus commercialisé depuis le début de ce siècle, pas encore vintage, mais qui me comble. Je pensais en l’achetant, que ce serait un véritable retour en arrière. Qu’on entendrait mal, par exemple. Qu’il ne faudrait pas trop s’éloigner de la base, etc… Et bien pas du tout, nous en sommes tous étonnés à la maison. A bien chercher, je ne trouve qu’un tout petit inconvénient : on ne peut rentrer que 10 numéros en mémoire. Je n’en vois pas d’autres, donc c’est largement surmontable 🙂

Mon nouveau cheval de bataille : empêcher que mon lieu de travail passe en wi-fi… Ce n’est pas gagné, mais enfin, j’y crois, surtout depuis que mon directeur m’a dit que cela ne se ferait pas si le personnel s’y opposait… J’ai parlé de mes craintes à mon médecin du travail récemment, lors d’une visite obligatoire. Je n’ai pas trouvé une alliée : « Ouiiiiii, biensûr, le fameux ‘principe de précaution’, oh, vous savez…. ». Ca va, j’ai compris. Si même les toubibs soucieux de notre santé s’en fichent…

En même temps, j’ai appris que le Conseil Général de mon département a décidé de ne pas mettre des bornes wi-fi dans les collèges. Par mesure de précaution. Et je travaille moi-même dans un lieu public, donc j’espère arriver à me faire entendre. Et je ne suis pas seule. Si je pense que j’ai été longtemps l’écolo de service qui faisait un peu sourire, mon statut de cancéreuse (ou ex-cancéreuse, je ne sais pas trop) fait de moi une personne plus crédible au sein de mon équipe de travail.

Naïve la Méli ? Parce que je sais bien qu’on va irrémédiablement vers un monde toujours plus électromagnétique. Peut-être. Mais je me dis que c’est toujours ça de gagné. Et puis toi + moi

A propos de bornes, voici la pire horreur que j’ai pu lire sur la toile ici.

Méli et la vraie vie…

Mélilotus est une petite chinoise qui s’est immiscée dans la toile alors que tous ses traitements étaient finis. Avant, j’étais seulement une lectrice, point. Et puis un jour, je ne sais plus par quel déclic, j’ai créé un pseudo, un avatar, et j’ai commencé à ne plus être que spectatrice. Je me suis livrée aux autres.

Galets de Goldsworthy

C’était sur le forum de guérir, en 2008, alors que le livre ‘Anticancer’ venait de sortir, et que beaucoup d’internautes se donnaient des tuyaux, du réconfort, créaient des liens pas si virtuels que ça… Guérir permettait aussi de créer des mini-blogs, de s’envoyer des e-calins… Terme un peu gnan-gnan, j’en conviens, il n’empêche, j’ai lié de beaux liens. J’avais immensément besoin de rentrer en contact avec d’autres, sortir de mon isolement. J’étais soutenue par des amis, et mon compagnon, mais il n’empêche. Et de fil en aiguille, encouragée par une e-amie, j’ai fini par créer mon blog. D’autant plus que guérir commençait à tourner en rond.

Il aura ainsi bientôt 3 ans.

J’ai toujours essayé de préserver mon anonymat, afin de pouvoir tout dire, sans contrainte sociale. Ca n’a pas toujours été tenable mais au final, j’ai réussi assez bien à préserver ma liberté de paroles. Peu de gens autour de moi, ne savent que je tiens ce blog.

J’ai pu dire ce que je ne disais pas ailleurs.

Donner mon humeur du moment, mais aussi recevoir celle des autres. Une sacrée expérience pour moi. Partager. Un sacré beau mot.

Et puis un jour, l’impression d’avoir tout dit. Non pas que je m’en étais ‘sortie’, mais seulement que j’avais tout écris.

Mais une immense envie d’aller réellement vers les autres me tenaillaient toujours. Les autres malades, je veux dire. J’avais cherché au sortir des traitements, un groupe de paroles autour du cancer, dans ma région, mais rien n’existait. Alors j’étais allée voir un psychiatre de ville qui m’avait renvoyé en me disant que je n’avais pas besoin de lui. Ah bon ?

Alors l’idée est venue, cet été, que je pouvais, peut-être, participer à la création d’un groupe de paroles. En septembre, la Ligue contre le Cancer m’a accueillie, écoutée. J’ai exposé mon projet, non pas en tant que Mélilotus, mais simple ancienne malade… Et miracle, j’ai rencontré des gens très à l’écoute, très réactifs, et il n’a pas fallu 4 mois pour trouver un lieu, un psy, un cadre de santé, et des participants… et que le premier rendez-vous ‘groupe de paroles’ ait lieu. Le seul dans mon département.

Yes we can !

Je suis si heureuse. Un petit caillou de plus sur mon chemin.

Ce premier rendez-vous a été très riche. Et que d’émotion pour moi.

Ainsi, la maladie aurait un sens ? Je n’en suis pas convaincue. Par contre, se dire que cela n’aura pas été vain, quel revanche…

Sur ce premier rendez-vous, je ne dirai qu’une chose, car la confidentialité est de rigueur : un point commun à toutes et tous, très éloignés ou pas des traitements, la fatigue !

Alors… Vive les vacances !

Je vous embrasse très chers lecteurs et lectrices, et vous souhaite plein de belles choses pour l’année prochaine… et les suivantes,

Méli