Les promesses du MSLD

Opérée il y a bientôt un an avec une reconstruction immédiate par grand dorsal, je me suis peu souciée de la cicatrice que j’aurai au dos.

D’abord parce que j’avais déjà fait les frais de grandes cicatrices lors de mon Diep il y a quelques années (voir billet sur la rançon cicatricielle ici). J’avais donc fait le deuil de mon corps d’avant le cancer.
Par exemple, la très grande cicatrice de mon abdominoplastie, je l’ai totalement occulté, je ne la regarde jamais, elle est parfaitement cachée par mes sous-vêtements, et de toute façon assez discrète. Longue, soit, mais fine et blanche maintenant. Ayant le même chirurgien, je ne m’inquiétais pas de cette future cicatrice dorsale, c’est un pro !

Ensuite parce que le dos, on ne se le regarde pas. D’ailleurs, je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de photos de mes chirurgies, mais qu’une seule de mon dos depuis 1 an.

Et enfin, mon chirurgien ayant accepté le MSLD, prélèvement minimal du muscle donc, je m’étais imaginée que ma cicatrice serait beaucoup plus petite que pour un grand dorsal basique (ou LGDA). Mais non. Mêmes dimensions.
Mais le résultat de cette reconstruction côté sein était tellement affligeant il y a un an, que le dos n’était qu’un détail.
Réellement, concernant les séquelles esthétiques, ma cicatrice dorsale est assez large – c’est un endroit qui tire en permanence, donc c’est souvent le cas -. J’ai eu pas mal de séances de kyné pour l’assouplir et supprimer les adhérences.

Mais alors, un an après, quid des séquelles fonctionnelles ?

Cette nouvelle technique de prélèvement minimal promet une absence de séquelles. Et bien dans mon cas, c’est totalement vrai.
Et très peu de douleurs post-opératoires. J’ai pu dès le lendemain de l’intervention, dormir sur le dos. Les drains ont été retirés quelques jours après, avant ma sortie de l’hôpital, et aucune ponction n’a jamais été nécessaire. Ce qui est souvent le cas pour un grand dorsal classique.
J’ai cependant une gêne fréquente sous le bras, vraisemblablement dûe au muscle qui passe sous son « tunnel »…
J’ai eu après cette reconstruction immédiate, de grosses douleurs dans la région de l’épaule pendant des semaines (toute la région très crispée !), calmée par ma kyné, mais je mets ça sur le dos (!) de ma mastectomie et du curage.

J’ai appris depuis peu, qu’il existe une toute nouvelle technique de reconstruction par grand dorsal, encore plus fantastique, qui permet de ne plus avoir du tout de cicatrice dans le dos : le ‘Scarless latissimus dorsi breast reconstruction‘, ou ‘Scarless latissimus dorsi flap‘. Une technique plutôt réservée aux femmes minces (IMC<24).
Plus d’infos (en anglais) ici.
Voilà pourquoi on peut voir parmi le diaporama qui suit, un dos indemne !

Ce carrousel a été alimenté par des femmes opérées que je remercie très chaleureusement ici. Elles ont toutes bénéficié d’une reconstruction par grand dorsal. Avec pour certaines des complications au niveau de la cicatrisation du dos. J’ai choisi de ne montrer que les photos à distance des interventions.
Je suis parmi elles.
Vous pouvez participer à ce modeste ‘Scar project’ en m’envoyant une photo.
meliblog@hotmail.fr

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Pour en savoir un peu plus sur les différents types d’interventions avec muscle du grand dorsal, un lien ici :
http://emmanueldelay.fr/reconstruction-du-sein-apres-mastectomie/

Il faudra bien un jour que je vous parle du côté face, celui que je croise dans le miroir celui-là. Plus tard, peut-être.

 

 

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