Ouf !

J’ai gagné !

Un an de plus accordé.

Je savoure cette victoire cette fois non sur la maladie, mais sur l’administration.

Rappel des épisodes précédents :

Je suis à mi-temps de droit (c’est-à-dire que l’employeur ne peut pas le refuser, c’est la loi) car j’ai un enfant de moins de trois ans.

Ce ‘privilège’ saute donc cet automne, puisque mon petit aura justement 3 ans…

J’aurai donc dû rejoindre le pool de celles et ceux qui demandent un temps partiel dans mon entreprise. Et comme nous sommes plus nombreux que ce que la direction le permet, nous devons ‘tourner’. Tous les 6 mois, le plus ‘vieux’ temps partiel saute. (Il n’est pas envisagé d’embaucher pour pallier l’absence de ceux qui veulent travailler moins) Et biensûr, cela me tombait dessus.

C’est exactement cela, le ciel me tombait sur la tête.

En fait, je le savais, mais tant que cela ne m’a pas été clairement dit, je le niais.

Voir les 2 billets précédents.

Alors bang, la cata.

Grosse déprime.

Puis j’ai commencé à espérer, grâce entre autres au Relais Juris Santé. Un mail d’une juriste spécialisée qui m’a répondu, questionné pour mieux cerner l’affaire, avec une rapidité et une efficacité dingue. Chapeau !

Suite à la remarque sur ma pimpante attitude de la direction, ma supérieure hiérarchique, une femme de 34 ans, a dit quelque chose qui m’a soufflé : « Ce n’est pas à nous de juger de l’état de santé et de fatigue de quelqu’un. »

Ne pas se fier aux apparences.

Aurais-je eu à son âge un tel raisonnement, pas sûr.

Je pensais qu’il me faudrait remuer ciel et terre, rentrer en guerre contre mon employeur, voir les syndicats, etc…

Je suis seulement aller voir la médecine du travail. J’en suis ressortie lessivée. La toubib m’a prêté son miroir de poche pour que j’enlève mes dégoulinures d’eye-liner. Mince, mes enfants m’attendaient au jardin public, je ne pouvais pas ressortir comme ça.

Elle m’a dit qu’elle n’avait qu’un rôle de conseil, qu’elle ferait ce qu’elle pourrait mais.

Une semaine plus tard, qu’a-t-elle dit ? Mystère.

Mon temps partiel est accordé un an de plus.

Peut-être ma directrice a-t-elle lu le rapport de l’INCa paru cette semaine
?!

Je respire à nouveau.

Mais tout n’est pas si rose.

Cela signifie que je prends la place de quelqu’un qui devait bientôt être à temps partiel…

Ainsi, dans mon équipe, je vais devoir faire avec.

C’est un moindre mal, mais ce ne sera pas simple comme position.

Mais à côté d’une reprise à 100%…

Merci pour vos messages les filles, voici un daruma de Kitano
pour vous remercier et vous souhaiter plein de belles choses

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6 réflexions sur “Ouf !

  1. Cathie dit :

    YES! super la Méli !! et ne te mets pas la rate au court bouillon : tu ne « prends pas la place de », c’est un tout autre problème : ça se passe entre cette personne et la direction ; toi, tu es à
    ta place, telle que tu es. Bravo la Méli et vive ton blog! Grosse bise !!

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  2. halize dit :

    G_E_N_I_A_L……

    ce matin j’avais envie de tes nouvelles et ne rien voir sur ton blog depuis quelques temps ne me plaisait pas!!! J’allais t’envoyer un mail …… et là la réponse à mon inquiétude.

    Je suis supra contente pour toi et merci donc au service juridique qui t’as conseillé.

    comme te le dit Cathi ne t’en fait pas pour les autres si tu as obtenu ce mi-temps c’est que c’était juste pour toi, donc tu es à ta place et si tu en es convaincu les autres le seront
    aussi…… peut etre!!! LOL

    Je t’embrasse fort

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  3. yelena dit :

    Super contente pour toi Méli, depuis le temps que j’attendais une bonne nouvelle !! Toujours se battre, c’est fou la vie, mais tu as gagné, n’est-ce pas beau , tu t’es bien débrouillée. Mais
    quelle énergie ça demande, j’espère que tu es satisfaite. et que le moral remonte au zénith. BZZZ Yelena

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  4. IsabelleDeLyon dit :

    Je suis heureuse pour toi. Arrête de penser aux autres, ils ne sont pas passés par les mêmes épreuves angoissantes que toi, s’ils veulent ton TP, qu’ils prennent le cancer avec…

    C’est ce que je réponds quand quelques petits malins me disent que j’ai trop de la chance d’être arrêtée toutes les trois semaines pendant 2 jours, je les échange contre une bonne santé sans
    arrêt… Bizarre, personne n’a envie de ce troc.

    J’ai eu plus de chance que toi, mon directeur a accepté mon temps partiel à 80% d’office sans que j’ai besoin de le justifier par une nécessité médicale, ce que je m’apprétais à faire puisque ma
    gestionnaire beaucoup moins aimable m’avait avertie que je devais reprendre à 100% à l’issu de mon mi-temps thérapeutique, que je n’aurais droit à rien d’autre.

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