Je pédale, je pédale…

Moment privilégié que celui que je m’octroie chaque jour ou presque. Ma demi-heure de vélo.
Un des ‘quatre piliers anticancer’ pour éviter la rechute (chutes, par contre…) alors je fonce !
Pas terrible le changement d’heure d’ailleurs, parce que faire du vélo la nuit, bof, bof…

C’est fou ce que ça me fait du bien, mais attention, pas qu’au sens physique. Non, je dirais même que ça me fais plus de bien au mental. C’est un moment juste pour moi, où je me retrouve. Bon, pour rien vous cacher, je ne pense presque qu’à ma maladie pendant cette demi-heure-là. Oui, c’est bête. Quoique.  J’avance.
Je songe à l’effort que cela me demande, moi qui avais toujours détesté le sport. Je sens que mes muscles ne demandent pas mieux que de se sentir utiles ! J’ai l’impression de contenter ce corps qui m’a trahi il y a peu. Je lui signifie que je tiens compte de lui maintenant. En gros, je me réconcilie.

En fait, je réfléchis à mort quand je pédale. Je ne me lave pas la tête, mais je dirai plutôt que je fais la lessive.
Et c’est fou comme les idées s’éclaircissent, les réponses arrivent, j’ai vraiment la sensation de nourrir mon cerveau.
Si, si. Et même que c’est prouvé scientifiquement ! En pédalant (ou en faisant du sport), on fabrique de la matière blanche qui nourrit la matière grise, c’est pas la classe, ça ?!

Lien à l’émission de radio-canada : Change ou meurs

Souvent, les gens trouvent plein de raisons pour ne pas faire de vélo. Je ne réplique plus, je veux pas me fâcher avec tout le monde. « Ah j’aimerai faire comme toi mais… » Les raisons invoquées sont toujours les mêmes : « c’est trop dangereux », « je n’ai pas de bon vélo », « je n’ai pas le temps », « je suis trop fatiguée ».
No comment !

2 réflexions sur “Je pédale, je pédale…

  1. Lumine dit :

    Selon la région où l’on habite, il y a aussi les côtes qui peuvent rebuter.
    En tout les cas, en référence à la dernière relaxation guidée de DSS, vive la sueur !
    Bon pédalage et encouragements à la persévération.

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  2. Cathie dit :

    Ahh, que je te comprends là! Ce que tu dis je le ressens quand je cours en forêt, 1 à 2 fois par semaine, par tous les temps, et toutes les saisons. C’est quelquechose qui me manquait pendant les
    chimios. De là à dire que je me soigne, j’en sais rien, mais que je me fais du bien, ça c’est sûr. Et cet aprem, en courant, j’ai pensé à toi le temps de quelques foulées…

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