Le décolleté profond de mon ancienne meilleure amie

Je vous arrête tout-de-suite, c’est pas parce que ma meilleure amie a un décolleté profond que c’est devenue mon ‘ancienne’ meilleure amie ! Quoique…

Car en même temps, que penser de sa meilleure amie lorsqu’elle s’obstine une journée entière passée en votre compagnie (et nous passons TRES peu de temps ensemble, genre quelques jours par an), à garder une chemise décolletée jusqu’au nombril sous prétexte qu’il fait chaud, et sans soutien-gorge biensûr, alors que vous vous relevez péniblement de votre mastectomie… ?
Et au bout de quelques heures,  “Ca te dérange pas j’espère, mon décolleté ?”

Je préfère admirer le décolleté de cette mannequin américaine devenue artiste et militante après sa mastectomie. Cet autoportrait s’intitule Beauty out of damage‘ et a fait plusieurs couvertures de magazines à travers le monde, en particulier celle du New York Times Magazine en 1993.

Voici le site de cette femme d’exception :
http://www.matuschka.net/

4 réponses à Le décolleté profond de mon ancienne meilleure amie

  1. Je vous joins une étude qui peut aider à faire des choix:
    Cancer du sein : quand craindre les complications de la reconstruction ?

    Publié le 10/04/2009

    Les complications de la reconstruction immédiate du sein après mastectomie pour cancer (KS) sont graves, notamment par le retard qu’elles entraînent dans la mise en œuvre de traitements complémentaires, ceux-ci (radio et/ou chimiothérapie) étant de plus en plus souvent proposés pour des KS peu évolués. Il paraît donc important d’identifier les facteurs de risque de ces complications afin de tenter de les prévenir.

    Entre 2003 et 2004, cette équipe new-yorkaise a procédé à 1 170 reconstructions mammaires par prothèse progressivement gonflable sur 884 femmes. Le premier critère de jugement a été la survenue de complications postopératoires dans les 6 mois suivant l’intervention (nécrose, sepsis, hématomes, etc.) ; le 2ème a été l’échec de la reconstruction (ablation prématurée de la prothèse temporaire distendant la peau, ou de la prothèse définitive).

    La reconstruction a été immédiate chez 858 femmes (97 %) et bilatérale chez 286 (33 %). Il y a eu 206 complications chez 131 femmes (15 %), les plus fréquentes étant la nécrose cutanée (9 %), les épanchements hématiques ou séreux (3 %), les infections (3 %). Par ailleurs la reconstruction a échoué chez 22 malades (2,5 %), obligeant au retrait de la prothèse.
    .
    La détermination des causes de complications ou d’échec en analyse univariée a fait apparaître les rôles de l’hypertension, du tabac, de l’âge et de l’obésité. En revanche, le diabète, le timing de l’intervention, son caractère bilatéral, les traitements adjuvants n’ont pu être incriminés.

    En analyse multivariée on trouve que l’âge (≥65 ans), l’obésité (indice de masse corporel ≥ 30), le statut de fumeuse (femmes continuant de fumer après l’intervention ou ayant interrompu cette intoxication depuis moins d’un an) et l’hypertension (malades sous anti-hypertenseurs) sont 4 facteurs indépendants multipliant chacun par 2 à 2,5 le risque de complications. Ce sont les mêmes facteurs (à l’exception de l’âge) qui sont retrouvés à l’origine des échecs de reconstruction.

    Il importe de connaître ces facteurs de risque avant de choisir une option thérapeutique.

    Dr Jean-Fred Warlin

    McCarthy CM et coll. : Predicting complications following expander/implant breast reconstruction: an outcomes analysis based on preoperative clinical risk. Plast Reconstr Surg., 2008:121(6):1886-92

  2. sublime photo :-(

  3. C’est ça le courage, le vrai. Se faire photographier seins nus dans le cadre d’octobre rose, c’est facile quand on a ses deux seins et que tout va bien! Je ne vois pas où est le courage, ni en quoi
    cela encourage à se faire dépister?!
    Un grand merci à cette femme que je ne connaissais pas et merci de publier cette photo. Car la réalité du cancer du sein, elle est là, et c’est ce genre de photos qui pour moi inciterait les plus
    réticentes à se faire examiner, et c’est ce genre de photos qu’on devrait voir partout quand on parle du cancer du sein.

  4. jeanninetebbani

    bonjour. J’ai eu une reconstruction mammaire directement après la mastectomie. Suite a un épanchement séreux, la prothèse a été retirée 1 mois après. Nouvelle tentative 1an après, 12 jours après
    l’opération l’épanchement était toujours important. En parlant à mon chirurgien, je lui fait part du fait que je refais un rejet. Après examen de sang, les analyses sont normales. Donc je fais une
    introspection. Je me demandes ce que cache ce rejet. Réponse: inconsciemment je n’accepte pas la prothèse.
    Le simple fait de connaître la cause annule l’effet. Le liquide séreux a arrêté de couler. 24 h après je sortais de l’hôpital.
    1 an après remplacement de la prothèse par la définitive. Ayant résolu mon problème avec l’intervention précédente, je suis sortie de l’hôpital 3 jours après l’intervention.
    Les complications ne sont pas seulement mécaniques mais bien sûr aussi psychologiques.